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Mission Française des fouilles de Taposiris Magna

Taposiris Magna

La ville de Taposiris Magna connaît un long épanouissement depuis le début de l'époque hellénistique jusqu'à la fin du VIIe siècle. Citée dans de nombreuses sources antiques (Strabon, Ptolémée Géographe, le Stadiasme, la Table de Peutinger et peut-être Procope de Césarée), elle a fait l’objet de fouilles ponctuelles qui se sont concentrées sur des monuments prestigieux, tels que le temple d’Osiris et la Tour des Arabes, tombe d’un notable d’époque hellénistique reprenant le modèle du phare d’Alexandrie à l’échelle du quart ou du cinquième. Alexandre aurait sacrifié à Osiris dans le temple de Taposiris à son retour de Siwa, selon le Pseudo-Callisthène, qui livre un témoignage tardif et nourri d'idéologie alexandrine. La ville a aussi joué le rôle de douane occidentale d’Alexandrie au moins depuis l’époque impériale à l’aide d’un double dispositif terrestre et lacustre : sur terre, le « mur des Barbares » barrait la crête rocheuse et régulait ainsi le passage des caravanes et sur le lac, un système portuaire complexe obligeait les bateaux à passer par un bassin portuaire fermé.

C’est une ville d’importance au bord du lac Maréotis et Claude en 41 de n.è. en fait l’une des « portes de l’Égypte », au même titre qu’Alexandrie et Péluse.

Taposiris Magna, tout comme Plinthine, est une ville grecque dans son architecture domestique, funéraire ou publique et ses traditions culturelles. Les fouilles anciennes et nos propres recherches montrent cependant qu'une place était faite aux traditions locales.

Entre 1998 et 2003, la mission française de Taposiris Magna a établi un relevé topographique général, complété par un relevé plus précis des secteurs urbains. Associés aux prospections géophysiques de 2003 et 2005, ils permettent une meilleure lecture du tissu urbain de l’agglomération. Taposiris apparaît incontestablement comme la plus étendue des deux villes que nous étudions, ce qui concorde avec la durée de son histoire et son rôle économique : dans la ville basse, des secteurs aujourd’hui marécageux étaient occupés dans l’antiquité par des entrepôts, des structures artisanales, insérés à l’Ouest dans une trame urbains assez dense ou, plus à l’Est, remplacés par des installations agricoles. Le relevé souligne aussi la complexité de l’urbanisme : à Taposiris, on observe des différences d’orientation entre la ville haute et la zone lacustre, qui reflètent probablement une urbanisation progressive de type sédimentaire.

Depuis 2000, des fouilles archéologiques sont menées par secteurs et se sont concentrées tout d’abord sur la ville basse de Taposiris et notamment sur la zone du port (secteurs 1-4, 9) avec une avancée dans l’intérieur de la ville (secteur 8). La mission a décidé depuis 2003, pour répondre à de nouveaux objectifs en rapport avec le plan quadriennal présenté au Ministère des Affaires Étrangères, de débuter l’examen de la « terrasse Breccia », en contrebas du temple (secteurs 5-6), tout en poursuivant ses travaux sur la zone lacustre.

bdp
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